JOUR 2

La nuit a été un peu fraîche, et oui ici pas de chauffage dans les maisons…
On mange en doudoune, on dort en doudoune, bref on vit en doudoune quoi !
Les températures chutent rapidement dès le coucher du soleil et peuvent facilement être négatives la nuit.

Surprise ce matin en discutant avec mes copains de voyage : cette nuit, on a tous ressenti les effets de l’altitude, si si je te jure, même la nuit !
Le simple fait de se retourner dans son lit ou de tirer la couverture à soi était éprouvant et nous obligeait à prendre une grande inspiration pour reprendre son souffle.
Drôle de sensation !

Sur les coups de 9h, après un bon petit-déjeuner, nous reprenons la route en direction du nord toujours, vers un site de formations géologiques, plutôt surprenant.

Il s’agit d’immenses blocs de lave ocres, sculptés par le vent et la pluie depuis des milliers d’années. Oui oui à priori ça arrive qu’il pleuve ici…

La première étape s’appelle : la Copa del Mundo. Vous remarquerez que son nom n’a pas été choisi au hasard…

Copa del Mundo, El Camello, la Ciudad Italia Perdida

La Copa del Mundo, difficile à soulever celle-ci...

Un peu plus loin, c’est sur « El Camello » que tous les regards se portent. 

Le plus impressionnant dans tout ça, c’est presque la distance qui sépare ces blocs de lave, des volcans les plus proches… Ca donne une petite idée de la puissance des éruptions qui ont pu se produire à l’époque.

El Camello

Nous remontons dans le 4×4 et poursuivons notre route vers la « Ciudad Italia Perdida » à quelques minutes d’ici.

Nous pénétrons alors dans une petite vallée encaissée, entourée d’immenses remparts rocheux rougeâtres, eux aussi façonnés par l’érosion.

Les roches de la « Ciudad Italia Perdida »

Pourquoi « la ciudad italia perdida » ?

Et bien parce qu’il y a quelques années, un couple d’italien qui avaient décidé de traverser le Sud Lipez à vélo, se sont perdus et c’est ici qu’ils ont été retrouvés par un berger du coin.

Avant cela, l’endroit portait le nom de
« casa de las piedras », qui signifie « maison de pierres » en français.

Laguna Escondida

En cours de route, nous passons par la laguna Escondida, un lieu où se côtoient lamas et flamants roses. Niveau faune, on est servi ! Le spectacle est grandiose.

On a de la chance, les lamas se sont mêmes faits beaux pour la séance photo en nouant des petits flots colorés à leurs oreilles. 

Lamas et flamants roses

ANECDOTE :

Non, plus sérieusement, il faut savoir que les lamas sont des animaux domestiques, tous ceux que vous verrez appartiennent donc à quelqu’un. Et ce sont leurs bergers qui leur mettent ces petits noeuds de couleurs à l’occasion de la célébration du carnaval au mois de février.

Lamas et flamants roses
Lamas de la laguna Escondida

Laguna Misteriosa

Un peu plus loin, nous arrivons à la laguna Misteriosa, aussi appelée laguna Negra. Et elle porte effectivement bien son nom, je te laisse juger par toi même !

Un style totalement différent de toutes celle qu’on a pu observer jusqu’à présent.

Ici pas de grande étendue surplombée par de hauts sommets enneigées, on est plutôt dans l’intimiste : une lagune aux eaux sombres, entourée de remparts de lave figée et bordée de hautes herbes.
C’est d’ailleurs l’occasion pour nous de découvrir pour la 1ère fois de notre séjour, les fameux bofedales.

QU’EST CE QUE LES « BOFEDALES » ?

Les bofedales sont des paysages typiques des hauts plateaux Andins.

Ce sont des zones humides d’altitude considérées comme des pâturages peu étendus mais avec une humidité permanente, qui permettent d’alimenter la faune locale.

Elle peut peut-être paraître moins grandiose comme ça sur les photos, mais je peux t’assurer que le calme et l’ambiance du lieu sont assez bluffants.
On se prend vite au jeu de s’asseoir sur une pierre pour observer brouter les lamas et barboter les canards.

Encore une fois, nous sommes quasiment seuls et ça rend l’instant encore plus magique.

Les canards de la laguna Misteriosa
Les bofedales de la laguna Misteriosa
Les bofedales de la laguna Misteriosa

Nous poussons ensuite un peu plus loin, jusqu’à un « comedor », endroit dans lequel il faut venir avec son repas, mais où une cuisine, des tables et des chaises sont à disposition.

C’est ici que nous goûterons une des spécialités de la région : le « pastel de papas », comprendre « gâteau de patate ».
Et bien même si dit comme ça, ça n’envoie pas du lourd, détrompe-toi, c’est une vraie bonne surprise ! Les multiples couches de pommes de terre coupées en lamelles sont servies dans un énorme plat à gratin, accompagnées d’oignons, d’œufs et de morceaux de saucisse.
Ok, on est d’accord c’est pas le plat le plus light, mais franchement ça fait le job !

Les fameux bofedales dans le fond du canyon

Le petit village de Colcha K

Après manger, nous poursuivons notre route, dans le fond d’un canyon, en longeant les fameux bofedales.

Ici la végétation est bien différente de celle du premier jour, les paysages sont beaucoup moins arides, la végétation est un peu plus variée même si depuis notre arrivée en Bolivie, nous n’avons toujours pas aperçu un seul arbre…

Nous faisons une petite halte dans le village de Colcha K, perdu au milieu du désert.
L’occasion pour Fabio de faire le plein du bolide, enfin, quand je dis faire le plein… n’imagine pas une station essence hein, ici ça n’existe pas…
Les deux énormes jerricans qu’on trimbale sur le toit du 4×4 depuis le début du raid contiennent 100L d’essence chacun et sont nos seules réserves pour ces 4 jours.
Autant dire qu’il ne faut pas se louper dans l’estimation…

La petite épicerie du village de Colcha K

Nous faisons un petit passage par l’épicerie du village pour racheter de l’eau et du PQ (et oui, ne rigole pas ! Penses-y car dans la plupart des auberges/refuge ou chez l’habitant, le PQ n’est pas fourni, ça peut vite être emmerdant…).

Et nous en profitons également pour goûter une des boissons locales : la bière au quinoa !

La fameuse bière au quinoa

 

La bière au quinoa, une sacrée claque !

Moi qui n’aime pas l’amertume des bières classiques, là je suis agréablement surprise !

Cette bière est extrêmement douce et très légèrement sucrée.

Dommage que mon sac soit plein sinon j’aurais sûrement envisagé d’en ramener en France !

A PROPOS DU QUINOA : 

Il faut savoir qu’en Bolivie, le quinoa est un des aliments de base avec la pomme de terre.

Il s’agit d’une plante herbacée qui est cultivée depuis plus de 5000 ans sur les hauts plateaux d’Amérique du sud.

92% du quinoa mondial est produit au Pérou et en Bolivie.

Chuvica, aux portes du Salar d'Uyuni

Ca y est, c’est l’heure de repartir direction le petit village de Chuvica, au bord du Salar d’Uyuni.

Et cette fois c’est dans un bel hôtel de sel presque flambant neuf que nous passerons la nuit… tout seuls !
Tout, du sol au plafond est fait en bloc de sel, même les « sommiers » !

J’espère que le sel est un bon isolant… car tu l’auras compris, ici non plus, pas de chauffage.

Hôtel de sel de Chuvica
Hôtel de sel de Chuvica

Itinéraire de ces 4 jours et ces 1100km de pistes :

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Je m’appelle Julie, je suis passionnée de voyage, de nature & outdoor, de photo et de vidéo et j’ai créé ce blog dans le but de te donner envie de voyager un peu différemment.

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