L’ascension du Grand Paradis est une des ascension emblématique des Alpes. Le Grand Paradis est un 4000m qui se situe en Italie tout près de la Vallée d’Aoste. Et avec ses 4061m d’altitude, il est l’un des sommets de plus de 4000m les plus abordables. Même pour les personnes n’ayant aucune expérience en alpinisme.

Il existe plusieurs voies pour faire l’ascension du Grand Paradis. Premièrement, par la voie normale depuis Valsavarenche. Deuxièmement, par la voie « wild », une voie bien plus sauvage mais aussi un peu plus technique. Elle permet ainsi d’éviter l’autoroute qu’emprunte la plupart des gens qui grimpent là-haut.

RÉSUMÉ DE L’ASCENSION DU GRAND PARADIS PAR LA VOIE NORMALE

Altitude du sommet : 4061m
part : Valsavarenche (1950m)
2 jours / 1 nuit

Jour 1  : +800/900m de dénivelé
Montée jusqu’au refuge Chabod (2710m) et nuit au refuge

Jour 2 : +1400m et -2200m
Ascension finale au lever du jour, puis descente et passage par le refuge Victor Emmanuel (2735m) pour le repas de midi. Retour à Valsavarenche par le même chemin que le premier jour.

Possible d’inverser l’ordre des refuge

Il est fortement recommandé de prendre un guide de haute-montagne
(je te donne les coordonnées du mien à la fin de cet article)

1 guide pour 4 personnes

ASCENSION DU GRAND PARADIS PAR LA VOIE SAUVAGE

Pour faire l’ascension du Grand Paradis, je recherchais un environnement sauvage et je voulais être à l’écart des autres alpinistes. C’est la raison pour laquelle, j’ai opté par la voie « wild ». Une voie très peu connue et très peu empruntée.
L’ascension du Grand Paradis par la voie sauvage se fait sur 2 jours également. Là aussi au départ du petite village de Valnontey (1600m), quelques kilomètres seulement après le village de Cogne, non loin d’Aoste. 

JOUR 1

D+ : 1500m
Distance : environ 11km
Temps de marche : environ 4h00

Une première partie en forêt

La première partie de la montée se fait progressivement en longeant le torrent : d’abord sur un petit sentier à travers la forêt puis à découvert. Puis après avoir traversé le torrent au bout d’environ 7 kilomètres, c’est là que les choses sérieuses commencent !

Le terrain devient alors bien plus raide et rocailleux. Il devient même parfois nécessaire de poser les mains. Le sentier n’est pas forcément super bien indiqué ni visible. C’est la raison pour laquelle, mieux vaut être accompagné d’un guide ! Quelques passages sont assez vertigineux, échelles, précipice… Donc pour celles et ceux qui ont le vertige, mieux vaut s’abstenir.

Le glacier

Puis c’est après un peu plus de 10 kilomètres que nous atteignons enfin le glacier ainsi que les deux bivouacs : Gérard-Grappein et Pol, qui se situent juste à ses pieds.
Deux petites cabanes métalliques se dressent fièrement sur un éperon rocheux offrant une vue imprenable sur la vallée de Cogne d’un côté et sur le glacier de l’autre. C’est donc ici que nous passerons la nuit, à 3100m d’altitude.
Ces deux bivouacs sont des cabanes non gardées, le premier sur notre passage, le bivouac Pol permet d’accueillir 4 personnes et le second (quelques mètres plus loin), le bivouac Gérard-Grappein peut en accueillir 9.
Attention cependant : premier arrivé, premier servi !

Après environ 4h de marche et 1500m de dénivelé positif, nous voilà donc à 3100m d’altitude. Nous avons croisé absolument personne en chemin depuis notre départ… À vrai dire, on se croirait seuls au monde, scotchés face à la beauté du paysage… Les seuls bruits qui nous entourent sont les craquements du glacier qui résonnent dans la montagne. Bref, c’est fascinant.

LE BIVOUAC

Nous passons l’après-midi à contempler la vue… On en profite pour faire un peu de ménage dans le bivouac, pour passer un coup de balai, pour aérer les matelas et les couvertures… Et pusi nous profitons d’une petite éclaircie pour aller chausser les crampons et se balader un peu sur le glacier entre les crevasse. Histoire de retrouver les automatismes de la cordée. 

Les crevasses sont vraiment impressionnantes…

Puis en fin d’après-midi nous attaquons le repas du soir : pasta party pour nos 2 guides (et oui italiens oblige !) et tartiflette lyophilisée pour nous ! La nuit tombe tout juste et le froid commence à être bien saisissant… On ne fait pas les malins, direction le dodo car demain le réveil se fera vers 4h30.

JOUR 2

D+ : 1500m
D- : 2100m
Distance : environ 15km
Temps de marche : environ 5h30

Un réveil avant le lever du soleil

La nuit n’a pas été trop mauvaise ! Heureusement, il n’y a pas de gros ronfleur parmi nous !
4h30, tout le monde sort de ses draps, refait son lit, prépare son petit-déj et se met en tenue de combat !
5h00 : nous voilà en route pour le sommet… Le jour se lève à peine, le ciel est magnifique.

Une première partie plutôt plate, puis une seconde plus technique

Pour l’ascension du Grand Paradis par cette voie, il est nécessaire d’avoir un guide pour deux personnes. Étant quatre, nous formons donc deux cordées de trois personnes.

Les trois ou quatre premiers kilomètres se font sur le glacier. Le terrain n’est pas particulièrement difficile, la montée se fait progressivement. Puis nous arrivons sur une partie rocailleuse un peu plus technique. Certains passages s’apparentent un peu à de l’escalade, il faut être vigilant. Puis au bout de 4,2 kilomètres nous traversons une brèche dans la roche et apercevons enfin le sommet du Grand Paradis.

Nous rejoingnons l'autoroute

C’est ici que nous récupérons la trace de la voie normale et un peu moins d’un kilomètre plus loin et 200m plus haut, nous y voilà, au sommet du Grand Paradis !
La toute dernière partie se fait en grimpant sur un éperon rocheux grâce à des marches métalliques afin de rejoindre la vierge qui symbolise le sommet.

Petit pause photo et en-cas pour reprendre un peu de force en profitant de la vue, puis nous entamons une trèèèèès longue descente (2100m de dénivelé négatif) via la voie normale (véritable autoroute) jusqu’au refuge Victor Emmanuel où nous prendrons le repas du midi avant de redescendre sur Valsavarenche dans l’après-midi.

Après environ 5h30 de marche, nous voilà en bas… Honnêtement la descente a été longue et assez éprouvante surtout pour les genoux… Il est donc important de ne pas se cramer dans la montée et de garder des forces pour le retour !

Une fois à Valsavarenche il faudra regagner Cogne ou Valnontey en taxi ou en bus navette. Compte environ 1h de route.

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Julie, travel planner et auteur de ce blog voyage

Moi c’est Julie, organisatrice de road-trip sur-mesure mais surtout grande passionnée de voyage, de photo et de vidéo.

J’ai créé ce blog dans le but de te donner les clés pour voyager un peu différemment, car c’est en sortant des sentiers battus et en quittant sa zone de confort, que le voyage prend tout son sens.